(Cet article n'engage que son auteur)
Mercredi soir, 8 février, Parc des expositions, Montpellier. Jean-Luc Mélenchon fait face à une foule de drapeaux rouges. Le candidat du Front de Gauche à l'élection présidentielle, gonflant les muscles tel un conquérant, est accueilli par la ferveur populaire. Précédé par les discours de Christian Picquet, porte parole de la gauche unitaire, et de Martine Gayraud, une des dirigeantes du parti communiste, Mélenchon utilise son art oratoire pour enflammer la salle de partisans déjà conquis: "Prennez la parole, ne suppliez pas qu'on vous la donne ! Prennez la! Prennez le pouvoir!". A ses mots, la foule s'émulsionne, et lui de continuer sur une touche d'humour: "Voilà qu'on peut de nouveau parler de lutter contre le capitalisme sans que trop de monde s'évanouisse".
Mais si personne ne peut lui contester son talent d'orateur, qu'en est-il du fond de son intervention?
Mélenchon en meeting, c'est plusieurs personnages.